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Lettre d'informations

Le COURS du CACAO

 

L’offre et la demande sur le Cacao : 1.36 milliard de kilos sont consommés chaque année aux Etats-Unis. Mais c’est en Europe que la consommation par habitant est la plus forte avec 16 pays européens parmi les 20 plus gros consommateurs de chocolat dans le monde. Du coté des producteurs, 70% du cacao provient du Cameroun, Ghana, Indonésie, Nigéria et  Côte d’Ivoire qui détient à elle seule près de 40% du marché mondial. Le cacao est cultivé essentiellement par des petits producteurs qui se tournent de plus en plus vers une autre activité plus lucrative et moins contraignante. Après quelques années de vie, les arbres doivent être replantés idéalement dans une terre nouvelle. Aucune aide financière n’est proposée à ces exploitants qui subissent la pression des gros consommateurs occidentaux.

Les plus gros importateurs dans le monde peuvent être classés en différentes catégories selon leur demande en fèves de cacao, en poudre de cacao ou en chocolat. Ainsi, en 2009, les Pays-Bas étaient les plus gros importateurs de fèves de cacao dans le monde,  les Etats-Unis les plus gros importateurs de poudre de cacao et l’Angleterre le plus important importateur de chocolat.

L’augmentation constante de la consommation de chocolat, dont le principal ingrédient est le cacao, l’appétit des nouveaux pays émergents comme la Chine, l’Inde, l’Indonésie, etc… incitent à faire progresser les prix. En Europe, le plus gros consommateur reste la Suisse avec plus de 10 Kg consommé par an et par habitant contre environ 6 Kg pour un français. La demande a, depuis 2008, dépassé la production qui s’élève à environ 4.1 millions de tonnes. Cette tendance se poursuivra tant que les prix ne seront pas assez chers pour que la consommation puisse diminuer.

Comme toutes les matières premières, cette denrée est soumise à une forte fluctuation des cours et le marché est ultra-spéculatif. Sur le marché du cacao, on enregistre une croissance continue de la demande à raison de 2,5 % par an en moyenne. Le marché du cacao est donc en dents de scie, parfois sujet à des chutes comme à des remontées de cours tout aussi spectaculaires. Ainsi, par exemple, début 2008, le cacao a subi une profonde crise dont il s'est relevé en à peine quelques mois. 

De nombreux paramètres sont à prendre en considération au niveau des anticipations sur la demande et la production : facteurs climatiques, contextes géopolitiques, évolution des conditions de travail et des coûts de production etc…  Cela donne généralement la tendance des prix sur le long terme alors que les mouvements des prix à court terme sont essentiellement dus aux positions échangées par les fonds d’investissement selon la loi de l’offre et de la demande.

L'avenir du cacao semble toutefois des plus prometteurs selon les spécialistes de la question. En effet, dans les pays émergents, la demande ne cesse de s'accroître. Si la tendance se confirme, le prix du cacao devrait être multiplié par 5 d'ici à 2030. Dans le même temps, le contexte climatique risque également de faire flamber les prix. En effet, selon un article paru dans Valeurs Boulangères en février 2012, le réchauffement de notre planète pourrait mettre en péril la production de cacao en Afrique de l'Ouest. Si les températures augmentent d'un degré d'ici à 2030, les cacaoyers auront besoin d'une quantité plus importante d'eau pour produire suffisamment de fèves. La production pourrait donc diminuer ces prochaines années, à moins que les chercheurs ne parviennent à mettre au point des espèces plus résistantes à la sécheresse. 

Cotation du cacao : le nombre de contrats futurs échangés sur le marché du cacao a considérablement augmenté. Les raisons s’expliquent tout d’abord par la volonté de plus en plus forte des exportateurs et des producteurs de se couvrir et donc d’avoir un prix garanti à une échéance donnée. C’est la crise financière de 2008, dont la récession a lourdement impacté le prix du cacao qui a provoqué cet état de fait. D’autre part, la diversification des hedges funds, des investisseurs et de leurs portefeuilles a permis aux contrats futurs sur le cacao de se développer. En 40 ans, les positions ouvertes sur ces contrats sont passés de 10 000 à plus de 100 000. Le plus important marché physique du cacao est le LIFFE de Londres (London International Financial Futures and Option Exchange). Pas moins de 3 millions de transactions y sont enregistrées chaque année. Il existe toutefois des bourses du cacao aux quatre coins du globe, notamment à Paris et New York. 

Des options sur le cacao sont également disponibles avec plusieurs échéances possibles sur un contrat futur. Par exemple, pour un contrat à échéance future à décembre, des options peuvent y être rattachées avec des échéances à octobre, novembre et décembre. Là aussi, deux utilisateurs peuvent négocier sur ce marché : les commerciaux pour couvrir leurs positions physiques et les spéculateurs.

Le cacao est aujourd'hui l'une des denrées alimentaires les plus échangées, avec le café et le sucre. 

Investir dans le cacao : le cacao est la seule parmi les matières premières agricoles à avoir une telle relation avec les monnaies. En effet, la domination historique du Royaume-Uni sur l’industrie du cacao en Afrique de l’Ouest et la domination sur les échanges de contrats futurs cotés en livres (GBP) réalisés sur le LIFFE, ont entraîné une corrélation très étroite entre l’évolution du prix du cacao et celle de la livre britannique, beaucoup plus qu’avec le dollar américain (USD). Cela influence donc les arbitrages entre les contrats échangés aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Nombreux sont les mouvements qui apparaissent lorsqu’il y a une forte volatilité sur la livre.

Aujourd’hui, la Chine consomme environ 100 grammes de chocolat par habitant. En comparaison, les Brésiliens en consomment 2 kg et les Suisses plus de 10 kg. Si les Chinois venaient à consommer dans les années à venir ne fût-ce que l’équivalent brésilien, cela représenterait 3,6 millions de tonnes par an, soit presque la production mondiale actuelle. La consommation de chocolat de tous les pays émergents augmentant de façon considérable chaque année (21% en Chine, 26% en Indonésie), il faudra d’ici à dix ans un million de tonnes de cacao en plus qu’aujourd’hui pour couvrir les besoins de la planète. La demande risque de dépasser grandement l’offre et le chocolat risque d’être un réel produit de luxe d’ici quelques années.

 

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