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Préhistoire du Cacao

 

Le cacaoyer est probablement originaire d’une zone comprenant le sud du Mexique, le Guatémala, une partie du Honduras et du Salvador. L’arbre s’épanouit entre les tropiques du Cancer et du Capricorne de 400 à 600m d’altitude. Il serait déjà présent à l’état sauvage 4000ans avant notre ère et aurait vu défiler toutes les grandes civilisations qui lui portèrent une origine royale ou divine. Son nom latin « théobroma » signifie en effet « nourriture des Dieux ».

Ere précolombienne : selon la légende, c’est Quetzalcoaltl, Dieu de la Végétation et de son renouveau, représenté par un serpent à plumes dans les peintures murales et sur les parois en céramique, régnant sur la cité de Tula, qui aurait appris aux hommes à cultiver le cacaoyer « cacahuaquahuilt » à l’ère précolombienne. Mais c’est un petit village situé dans la vallée d’Ulùa au Honduras qui est considéré comme le berceau et l’origine du chocolat pour avoir fabriqué une première boisson au chocolat appelé « xocoaltl » qu’ils versaient dans des tasses pour leur propre consommation. Des résidus de chocolat ont été découverts dans des poteries olmèques, ce qui signifie que cette civilisation de l’ancien Mexique buvait déjà du chocolat  2600ans avant notre ère. Dans la tribu des Pilpils, ancêtres des Mayas, le cacaoyer est sacré et le cacao est associé aux principaux événements de la vie quotidienne. Les fèves de cacao servent d'offrandes pour une naissance et, lors du rituel de la puberté, le corps des jeunes garçons est enduit d'un mélange d'eau de pluie, de pétales de fleurs et de poudre de cacao. Depuis très longtemps, 1000ans avant notre ère, les fèves de cacao sont utilisées comme monnaie d’échange et unité de calcul. Dans les hiéroglyphes mexicains, un panier contenant 8000 fèves symbolisait le chiffre 8000.

Au royaume des Mayas : La civilisation des Mayas, comparable à celle de la Grèce antique se développe du 4ème au 9ème siècle. C’est surtout vers 600 de notre ère que les Mayas pénètrent profondément en Amérique du Sud et aménagent de grandes plantations de cacaoyers (arbre de vie) dans le Yucatan. Ce sont ces zones et époques qui font  figure de départ de la civilisation du cacao et du chocolat. Ils baptisent le fruit de l'arbre aux cabosses du nom de " cacau ", d'où dérive le mot " cacao ". Ils en font un breuvage rituel qu'ils appellent " chacau haa ", vraisemblablement utilisé également à des fins thérapeutiques.

Les vertus du beurre de cacao, substance qu’ils obtenaient après plusieurs étapes de transformation étaient amplement reconnues, à la fois comme baume hydratant pour cicatriser gerçures et brûlures, pour se protéger des ardeurs du soleil, soigner le foie ou les poumons et comme un remède préventif contre les morsures de serpent.
Le peuple Maya se servait du chocolat comme préliminaire au mariage. Le cacao permettait aussi de purifier les jeunes enfants mayas et le défunt était accompagné de cacao pour son voyage vers l’au-delà.

Au royaume des Toltèques : La fin de cette période d’épanouissement de la culture maya reste encore très mystérieuse. Après le déclin de l’empire maya, des barbares chichimèques venus du nord s'implantèrent dans la vallée de Mexico où ils érigèrent leur capitale vers 856 : Tula. Selon la tradition, dix rois-prêtres se seraient succédés jusqu'en 1168, développant ce que l'on allait appeler l'empire Toltèque. Ils firent du cacaoyer leur symbole de la réincarnation terrestre au monde végétal. Associé au sang dont les fèves ont la couleur, le cacao représente, chez les Toltèques, une princesse de la tribu sauvagement assassinée. L’amertume des fèves  n’est que la transcription sensible de toutes les souffrances que la princesse a endurées avant de mourir. Tula se développa jusqu'en 1165, année où la cité fut ravagée par un incendie lors d'une ultime invasion chichimèque. Les toltèques prirent alors la fuite et influencèrent de nombreuses cités telles que Texcoco, Coyoacan, Azcapotzalco, Culhuacan, Chalca et Xochimilco. On retrouve donc les Chichimèques dans l' aire méso américaine à l'origine de la civilisation Aztèque au XIII° siècle.

Au royaume des Aztèques : Telle était la situation au treizième siècle, quand un groupe de chichimèques venus du nord fit son apparition dans la vallée de Mexico. On les appelait les Mexicas ou Aztecas. Les aztèques durent affronter les autres tribus Nahuas qui les considéraient comme indésirables. A partir de 1256 ils occupèrent quelque temps la colline de Chapultepec au bord du lac Texcoco; mais très vite ils en furent chassés par les guerriers d'Azcapotzalco. Ils se réfugièrent alors sur les terres de la cité de Culhuacan qui leur concéda en 1299 un territoire dans la région de tizapan. Mais l'endroit était très hostile, infesté de vipères. Les habitants de Culhuacan pensaient ainsi se défaire de leurs hôtes indésirables. Cependant les Aztèques s'adaptèrent à la région et firent des vipères leur nourriture. Puis ils s'unirent avec des femmes de Culhuacan obtenant ainsi une parenté avec cette tribu d'origine Toltèque. Les Aztèques adoptèrent  plusieurs des pratiques culturelles et religieuses des Toltèques, dont la vénération du Dieu du Cacao : Quelzalcoatl.

Les Aztèques, à l’aide d’une recette très sophistiquée, élaborèrent une boisson divine épicée appelée « xocoatl » d’origine maya.  Les deux civilisations associaient le cacao à la déesse de la fertilité. Il était considéré comme aphrodisiaque. Ils pilaient les fèves du cacaoyer à genoux, au moyen d’un métalt, un mortier moitié bois, moitié fer légèrement chauffé sur une pierre plate : la matate. Les fèves étaient ensuite grillées et concassées avec des épices, du poivre, de la cannelle et de l’achiote et passées au tamis. Le cacao était préparé aussi de façon plus raffiné, mais toujours froid, avec du miel, du suc d’agave, de la cannelle. L’Empereur Moctezuma  faisait une forte consommation de tchocolatl  à raison de 50 tasses par jour selon certaines estimations (seul l’Empereur avait le droit d’ajouter de la vanille). Pendant  tout leur règne, les fèves de cacao resteront un élément majeur social, économique et religieux.  

L’Empire Aztèque a atteint son apogée entre 1486 et 1502 sous le règne de  Ahuitzotl. C’est son successeur Moctezuma II qui était au pouvoir lorsque le Conquistador espagnol Hernan CORTES débarqua sur les côtes mexicaines le 18 février 1519 à la tête de 518 fantassins, 13 artilleurs, 32 arquebusiers, 110 marins et 200auxiliaires.  Ces conquistadores, ces chercheurs d’aventures sont des guerriers expérimentés. Leur secret espoir est de trouver « le Royaume du Dorado », la cité mythique qui les rendra riches et tous les moyens sont bons pour y parvenir. Après de nombreux massacres, des révoltes où Moctezuma II est tué, c’est en 1521, soit 2ans plus tard, que le dernier Empereur aztèque Cuauhtémoc (l’Aigle qui tombe), c’est-à-dire « le Soleil couchant » se rend aux Espagnols. Les raisons de cette rapide conquête tiennent à la fois des faiblesses internes de l’Empire aztèque et à la rencontre très brutale de deux mondes différents.

En un siècle, décimée par des infections venues d’Europe, par les mauvais traitements, le travail forcé et les massacres, la population aztèque a pratiquement été rayée de la carte passant de 25,2 millions d’âmes en 1518 à moins d’un million d’âmes en 1608. Ainsi cette page de l’histoire parmi les plus tristes et honteuses de l’aventure humaine, entachée du sang des martyrs amérindiens et souillée par la destruction d’un patrimoine culturel inestimable semble oubliée depuis des années et reléguée aux oubliettes des programmes scolaires.   

Le cacao a toutefois été mieux traité et a survécu à cette chute brutale et rapide de l’Empire Aztèque en 100ans.

 

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